SOLIBAD – Nepal

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ANANDHA BHAIRAB  SCHOOL           @Sandrine Destouches

Depuis l’été 2016, Solibad a décidé d’aider des écoliers népalais, suite à l’appel de Philippe Reynaert, très investi auprès de l’école des jeunes du club de l’EBPS Paris 12, qui avait visité auparavant ce pays particulièrement attachant. Nous l’avions aidé à récolter du matériel de bad à l’été 2015. Cette année, une partie de l’équipe s’est déplacée pour valider le projet, qui finalement, va se dédoubler en deux programmes distincts.

1.L’école Ananda Bharaib de Mulpani

A une dizaine de kilomètres de la capitale, Katmandou, dans un petit village perdu au milieu des rizières, une école publique accueille 600 élèves, dont une majorité de fillettes, de 6 à 15 ans. Nous avons rencontré le directeur de cette école, Krishna Neupane, qui a été enseignant 10 ans là bas, avant d’en devenir le directeur, depuis 8 ans. Il est très attaché à son école, où enseigne également son épouse. Il nous a ouvert les portes de son bureau, puis de l’école, où nous avons fait une partie de badminton improvisée avec les enfants dès notre première visite.

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DEUX ELEVES DE L’ECOLE                 @Sandrine Destouches

Krishna nous a expliqué le fonctionnement de la scolarité dans les régions « rurales » du Népal : les jeunes filles ne vont pas systématiquement à l’école et sont bien souvent « réquisitionnées » par leur famille pour aider – dans les champs, ou d’autres travaux. Le pays a donc mis au niveau national en place une politique d’aide pour que les écolières retrouvent le chemin de l’école : les 360 écolières de l’ école Ananda Bhairab bénéficient d’une « bourse » de 400 roupies par an et par élève. Soit environ… 4 euros… Cela permet tout juste à l’école de payer le papier pour l’année…. Un autre système de bourse a été mis en place par ce directeur : deux associations locales dont le Rotary Club les aident et ont reversé 4000 roupies (45 euros) à l’école pour financer les bourses de 20 élèves sur une année. Les bourses sont distribuées sur des critères méritoires académiques, mais aussi de ressources financières de la famille, qui doit faire une demande. C’est une commission au sein de l’école qui évalue les dossiers et décide des dossiers à traiter en priorité.

L’équipe de Solibad a longuement discuté avec les élèves, et nous avons visité les maisons de 2 des élèves bénéficiant des bourses – elles vivent dans des maisons en dur, certes, et au milieu des rizières, mais à 4 dans une pièce pour l’une, ou 6 dans 2 pièces (cuisine incluse) pour l’autre, dans des conditions très spartiates : impossible de faire ses devoirs, il faut s’occuper des fratries, aider aux champs, etc.

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UNE CLASSE DE 4EME       @Sandrine Destouches

L’action

A notre retour, nous avons donc mis en place un système de bourse, similaire au cadre déjà prédéfini par l’école et dans les mêmes conditions d’attribution aux jeunes élèves, en proposant à nos clubs partenaires, en France ou à l’étranger, de financer ces bourses, sur une période de 2 ans au minimum (soit 45€ par an, donc 90€ pour deux ans). Nous avons déjà fini la première campagne de parrainage de 31 jeunes filles, mais nous allons sans doute continuer avec d’autres d’ici peu.

Pour la prochaine campagne de parrainage, chaque club qui souhaite financer cette bourse – pour une ou deux élèves au maximum – devra simplement remplir le questionnaire ci-dessous, pour s’engager sur deux années. Ensuite, l’équipe de Solibad enverra au club les informations sur l’élève en question, et les mettra en relation avec le directeur de l’école, qui sera le relais des nouvelles de l’élève avec le club. Nous vous tiendrons au courant de la date de la prochaine campagne.

Régulièrement, le club recevra ainsi des nouvelles ou des photos de sa « filleule ». La bourse, que Solibad réceptionnera en début d’année sera envoyé à l’école directement et sera la seule dépense annuelle pour le club – il sera peut-être aussi possible de faire envoyer un petit cadeau (du matériel scolaire en plus par exemple, ou des livres en anglais), lors d’une fête importante népalaise, à leur filleule (nous vous aiderons dans ce sens, pour limiter les disparités entre boursières).

Si vous souhaitez pré-inscrire votre club pour la prochaine campagne – sans doute début 2017,  vous pouvez donc dès à présent remplir le formulaire ICI

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ECOLE NACHYA PAUWA DEVASTEE PAR LE TREMBLEMENT DE TERRE DU 25 AVRIL 2015 @Sandrine Destouches

2.L’école de « Nachya Pauwa Primary school”

Parallèlement à cette action qui débute à la rentrée, nous avons commencé à travailler avec une ONG locale, Sahara Fondation, pour le deuxième volet de notre action au Népal : l’aide à la reconstruction d’une école.

Ce projet est financièrement plus lourd, avec un investissement plus important la première année pour refaire les « murs », et ensuite, pour simplement couvrir les besoins en matériel. Nous sommes actuellement en train d’évaluer la faisabilité et les coûts de la reconstruction d’une école située à 45 minutes de Kathmandou, dans un endroit de la vallée qui a été durement touché par le tremblement de terre. L’école Nachya Pauwa Primary School a été détruite aux deux tiers, avec un bâtiment entier abritant 4 classes complètement détruit. Les écoliers du village sont pour certains obligés de faire une longue marche pour aller ailleurs, mais la plupart sont désormais déscolarisés, dans un environnement extrêmement pauvre, où la grande majorité des parents ont quitté le village pour travailler dans les Pays du Golfe, laissant leurs enfants à la garde des grands parents. L’activité principale du village est la production d’alcool local, particulièrement fort, auquel sont confronté les enfants dès leur plus jeune âge. La communauté Tamang qui occupe ce village est l’une des plus basses castes du Népal (cela fonctionne un peu comme en Inde), ce qui n’aide pas la facilité d’insertion des jeunes.

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Notre projet est – via la fondation Sahara, en contact en permanence avec les élus de la communauté – d’aider à la reconstruction de l’école, et dans un deuxième temps, d’instaurer des classes d’éveil aux dangers de l’alcool et d’hygiène de vie, de cours de nutrition, etc.
Ce projet est toujours en cours d’élaboration, avec des devis qui doivent nous parvenir dans quelques semaines, pour la reconstruction de l’école. Les clubs qui financent les boursières de Mulpani pourront tout à fait aider ce deuxième projet dès que nous ferons des appels de fond. Nous vous tiendrons au courant dès que nous en saurons plus sur les coûts de reconstruction de l’école.

Rappel du formulaire pour financer une bourse d’écolière ICI (pour les clubs uniquement)